Allier marketing et immobilier

Interview de Séverine Picquet, CCE États-Unis
Présidente AM Global Group LLC 

 

Comment pouvez-vous décrire la situation du marché immobilier américain aujourd’hui ?

Les défis sont nombreux : la hausse des coûts de construction, des terrains et des matériaux, combinée à des taux d’intérêt élevés. De plus, comme nous l’avons constaté récemment en Californie avec les incendies, l’augmentation des risques environnementaux entraîne une hausse des coûts d’assurance.

Comme l’a mentionné Jerome Powell, président de la Réserve fédérale, devant le Sénat  en février, le secteur immobilier souffre depuis la pandémie et ne s’est pas encore remis. Et le contexte politique actuel depuis l’élection présidentielle crée de l’incertitude.

 

Néanmoins, l’immobilier conserve son statut de valeur refuge, et certains secteurs, tels que l’immobilier de luxe, continuent de prospérer.

 

 

Quelle évolution peut-on prévoir ?

Pour analyser le marché immobilier, on s’interroge toujours pour savoir si le marché est favorable aux acheteurs ou aux vendeurs. Actuellement, on peut le qulifier de neutre, mais avec une tendance à évoluer vers un marché de vendeurs.

 

Dans notre secteur, l’État de New York, l’offre de biens est très limitée. A Manhattan, la situation est comparable à celle de 2015, où l’inventaire était également réduit. En 2016, cela avait été suivi d’une période de prix immobiliers record. Cependant, aujourd’hui, l’évolution est différente, car les acheteurs sont plus hésitants.

 

Pour pallier la crise du logement, la région de New York prévoit la conversion de 8,310 bureaux en appartements en 2025, se positionnant ainsi en leader national. Cela représente une augmentation de 59 % par rapport aux 5 227 unités de 2024.

 

Dans son ensemble, la profession immobilière aux États-Unis fait face à des défis importants. Selon Inman, 71% des agents immobiliers n’ont conclu aucune transaction l’année dernière.

 

De plus, la NAR, l’Association nationale des Realtors, a conclu un accord à l’amiable pour mettre fin aux poursuites antitrust la visant concernant les commissions des courtiers. De nouvelles règles, exigeant des contrats avec les acheteurs, sont entrées en vigueur en août dernier. Ces pratiques devraient renforcer la transparence pour les clients.

 

 

Comment travailler au mieux dans ces conditions ?

La principale difficulté réside dans le manque d’inventaire. Cependant, cette situation offre également des opportunités, car lorsque l’offre sur le marché est limitée, nous sommes en mesure de rechercher des biens «off market», en utilisant notre réseau pour accéder à d’autres propriétés. C’est un domaine dans lequel nous excellons.

 

Une stratégie marketing adaptée constitue également un atout majeur. Étant donné que les acheteurs prennent davantage de temps pour se décider, il peut être judicieux de retirer temporairement un bien du marché. Cela permet de le préparer et d’optimiser sa vente. Notre agence, anciennement MPB Agency, a d’ailleurs été renommée AM Global Group afin d’intégrer pleinement l’activité de stratégie marketing, qui est étroitement liée à notre activité immobilière. The AM Global team a d’ailleurs connu un développement remarquable en 2024, avec un renforcement de ses effectifs.

 

Alors que le marché immobilier américain évolue, notre force réside dans notre professionnalisme et notre capacité à offrir un accompagnement personnalisé à nos clients dans la gestion de leur patrimoine immobilier. Nous collaborons étroitement avec une équipe autour du client, composée d’experts-comptables, d’avocats spécialisés, de notaires et de partenaires bancaires ou courtiers en prêts immobiliers. Pour nous, la transaction est l’aboutissement qui arrive après une longue phase de conseil sur-mesure.

 

 

Biographie

Séverine Picquet, CCE Etats-Unis
Présidente AM Global Group LLC 

 

 

 

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